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Approches naturelles du cancer par des scientifiques
Quand les scientifiques valident les médecines millénaires
Rééquilibrer le corps plutôt que combattre la maladie : ce que les sagesses millénaires savaient et que la science redécouvre
Je suis née à Paris un 14 juillet. Cette date est la fête nationale française, qui commémore la Révolution française et la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Cette date symbolique m’a toujours rendue particulièrement attachée aux droits de l’homme et à la valeur fondamentale de la liberté. Naturalisée bolivienne depuis plusieurs années, je suis mère de onze enfants nés sur les quatre continents où nous avons vécu sur notre magnifique planète. Cette expérience de vie m’a permis de constater de l’intérieur que le rapport à la santé et à ce qu’on appelle couramment les « systèmes de santé » peut varier considérablement d’un pays à l’autre.
Dans les neuf articles précédents de cette rubrique, nous avons exploré les travaux de scientifiques remarquables.
- Otto Warburg et son approche du métabolisme au niveau cellulaire,
- Louis-Claude Vincent et sa bioélectronique,
- Jean-Pierre Willem et son étude des peuples sans cancer,
- André Gernez et ses conseils de prévention active du cancer,
- Geerd Hamer et son étude des liens entre les conflits biologiques et l’apparition du cancer,
- Laurent Schwartz et la restauration métabolique des cellules cancéreuses,
- Nicholas Gonzalez et ses protocoles nutritionnels,
- Yoshinori Ohsumi et son analyse approfondie des processus de l’autophagie,
- Frédéric Thomas et sa découverte de ce qu’il a appelé l’abominable secret du cancer : tous ont proposé des approches naturelles du cancer, fondées sur la compréhension du terrain biologique et l’intelligence du corps.
Une question émerge alors naturellement : ces découvertes modernes sont-elles vraiment nouvelles ? Ou redécouvrent-elles simplement ce que les médecines traditionnelles millénaires connaissaient intuitivement et pratiquent depuis des siècles ? Cet article explore cette convergence fascinante entre les sagesses anciennes et les confirmations scientifiques modernes. Il révèle également comment, au XXe siècle, une rupture radicale s’est opérée dans une minorité de pays, instaurant un monopole pharmaceutique qui contraste fortement avec la pluralité thérapeutique vécue par les deux tiers de l’humanité.
Pour comprendre les persécutions de ceux qui soignent le cancer autrement, sujet de l’article suivant de cette rubrique sur les approches naturelles du cancer par des scientifiques, il faut d’abord comprendre comment, au cours de l’histoire, ce basculement de paradigme a transformé la médecine de l’équilibre en une médecine de combat, un concept nouveau devenu la base des enseignements dans les universités de médecine conventionnelle.
1. Les médecines traditionnelles millénaires : l’équilibre du corps comme principe universel de guérison
Lorsqu’on observe les médecines traditionnelles pratiquées sur tous les continents depuis des millénaires, une constatation fascinante s’impose : toutes partagent la même vision fondamentale. Que ce soit en Chine, en Inde, en Russie, en Afrique ou dans les Andes, le principe reste identique, même si chaque culture l’aborde sous un angle différent.
La santé est comprise comme un état d’équilibre et d’harmonie. La maladie représente un déséquilibre, une rupture de cette harmonie naturelle. Le corps est doté d’une intelligence innée, d’une force d’auto-guérison intrinsèque. Le rôle du thérapeute n’est donc pas d’intervenir agressivement pour « combattre » la maladie, mais de restaurer les conditions de l’équilibre, afin que le corps puisse exercer naturellement ses capacités de régénération.
Le corps est vu comme un jardin à cultiver, et non comme une machine à réparer. Cette métaphore fondamentale change tout : on ne fait pas la guerre à son propre jardin, on en prend soin, on le nourrit, on élimine ce qui l’empoisonne, on crée les conditions favorables à son épanouissement.
Cette convergence remarquable n’est pas le fruit du hasard. Elle découle de millénaires d’observation empirique de la nature humaine, de l’expérimentation patiente des plantes et des pratiques, de la transmission de savoirs affinés de génération en génération. Partout où les humains ont observé attentivement le corps et ses processus de guérison, ils sont parvenus aux mêmes conclusions essentielles.
La Médecine Traditionnelle Chinoise : le Qi et l’équilibre Yin-Yang
La Médecine Traditionnelle Chinoise possède plus de 5000 ans d’histoire documentée. Son concept central repose sur le Qi, cette énergie vitale qui circule dans le corps à travers des canaux appelés méridiens. Lorsque le Qi circule librement et que les deux forces complémentaires du Yin et du Yang demeurent en équilibre dynamique, la santé se maintient naturellement.
Le Yin représente l’aspect froid, humide, passif, intérieur. Le Yang incarne le chaud, le sec, l’actif, l’extérieur. Ces deux forces ne s’opposent pas dans un conflit, mais se complètent dans une danse perpétuelle d’équilibre. La maladie survient lorsque cet équilibre se rompt ou que le Qi rencontre des blocages dans sa circulation.
Les outils thérapeutiques de cette médecine visent tous à rétablir la circulation et l’équilibre : l’acupuncture pour débloquer les méridiens, la pharmacopée à base de plantes pour rééquilibrer les énergies, la diététique pour nourrir adéquatement le corps, le Qi Gong pour cultiver et harmoniser l’énergie vitale. Le diagnostic s’effectue par l’observation du pouls, de la langue, du teint, de la voix, dans une approche globale de la personne.
Cette médecine n’a jamais été abandonnée. Elle est toujours enseignée dans les universités chinoises et pratiquée dans les hôpitaux aux côtés de la médecine occidentale. Plus d’1,4 milliard de personnes l’utilisent quotidiennement, non par tradition aveugle, mais parce qu’elle fonctionne et répond à leurs besoins de santé.
Laurent Schwartz, le scientifique français que nous avons présenté dans un article précédent, a travaillé sur l’acide lipoïque pour restaurer le métabolisme cellulaire dans le cancer. Cette approche rejoint parfaitement la notion chinoise de restauration de la circulation énergétique : il ne s’agit pas d’attaquer, mais de rétablir un fonctionnement harmonieux.
L’Ayurveda indien : les doshas et le feu digestif
L’Ayurveda possède également entre 3000 et 5000 ans d’histoire. Son nom signifie « science de la vie » en sanskrit. Cette médecine repose sur le concept des trois doshas : Vata (l’air), Pitta (le feu) et Kapha (la terre). Chaque personne naît avec une constitution unique, appelée prakriti, qui détermine son équilibre naturel entre ces trois forces.
La santé résulte du maintien des doshas dans leur équilibre constitutionnel propre à chaque individu. La maladie apparaît lorsque ces forces se déséquilibrent. Le concept d’Agni, le feu digestif, joue un rôle central : c’est lui qui permet la transformation correcte des aliments en nutriments assimilables. Lorsque Agni fonctionne bien, la digestion est complète. Dans le cas contraire, des résidus toxiques appelés Ama s’accumulent dans l’organisme et créent le terrain propice aux maladies.
Les outils thérapeutiques de l’Ayurveda incluent une pharmacopée végétale extrêmement riche, l’utilisation d’épices aux propriétés médicinales, une diététique personnalisée selon la constitution, des massages spécifiques, le yoga, le pranayama (techniques respiratoires) et la méditation. Le Panchakarma constitue une cure de détoxification profonde permettant l’élimination de l’Ama accumulé.
L’Inde a créé un ministère entier dédié aux médecines traditionnelles : le ministère AYUSH (Ayurveda, Yoga, Unani, Siddha, Homéopathie). Plus d’1,4 milliard de personnes bénéficient de ces approches de santé reconnues officiellement par l’État indien.
Max Gerson, le médecin allemand dont nous avons parlé dans la rubrique des penseurs et praticiens de la naturopathie, a développé une thérapie nutritionnelle axée sur la détoxification hépatique profonde. Cette approche rejoint directement le concept ayurvédique d’élimination de l’Ama, les toxines qui encombrent l’organisme.
Les médecines du monde musulman : Unani et Tibb al-Nabawi
Le monde musulman, qui représente environ 1,8 milliard de personnes réparties du Maghreb au Moyen-Orient, en passant par l’Asie centrale et l’Asie du Sud-Est, a préservé et développé ses propres traditions médicales millénaires.
La médecine Unani (ou Yunâni, qui signifie « grecque » en arabe) constitue l’une des plus anciennes traditions médicales encore pratiquées aujourd’hui. Elle s’est développée à partir des enseignements d’Hippocrate et de Galien, enrichis par les apports des grands médecins musulmans comme Avicenne (Ibn Sina), Rhazès (Al-Razi) et Averroès (Ibn Rushd). Cette médecine repose sur la théorie des quatre humeurs et des quatre tempéraments, cherchant à maintenir l’équilibre entre ces éléments pour préserver la santé.
La médecine Unani est officiellement reconnue et pratiquée en Inde (où elle fait partie du ministère AYUSH), au Pakistan, au Bangladesh, en Iran, en Iraq, en Afghanistan et dans plusieurs pays d’Asie centrale. Des facultés universitaires forment des praticiens Unani, et des hôpitaux dédiés traitent les patients selon ces principes. L’UNESCO a inscrit la médecine Unani iranienne au patrimoine culturel immatériel de l’humanité en 2013, reconnaissant ainsi sa valeur et sa contribution à la santé mondiale.
Le Tibb al-Nabawi, ou médecine du Prophète, constitue une autre tradition importante dans le monde musulman. Basée sur les recommandations de santé présentes dans les hadiths, elle valorise l’utilisation du miel comme remède universel, de la graine de nigelle (habba sawda), des ventouses (hijama), ainsi que de nombreuses plantes médicinales. Cette approche s’inscrit dans une vision holistique où le bien-être physique, spirituel et social sont intimement liés.
Ces traditions médicales partagent avec toutes les autres médecines millénaires les mêmes principes fondamentaux : l’importance du terrain, l’équilibre des humeurs, la prévention par l’hygiène de vie, l’utilisation des plantes médicinales, et la confiance dans les capacités d’auto-guérison du corps. La religion musulmane elle-même valorise profondément le savoir et la recherche de la santé, considérant que « l’encre du savant est plus sacrée que le sang du martyr » selon un hadith célèbre.
Weston A. Price et d’autres chercheurs ont également documenté comment les populations musulmanes traditionnelles, vivant selon leurs modes de vie ancestraux, présentaient une santé remarquable et une très faible incidence de maladies chroniques.
Les médecines traditionnelles africaines : plantes et communauté
L’Afrique présente une immense diversité de médecines traditionnelles selon les régions : Afrique de l’Ouest, Centrale, de l’Est, Australe. Néanmoins, des principes communs se retrouvent dans toutes ces approches.
Les tradipraticiens africains possèdent une connaissance approfondie des plantes médicinales locales. En 1994, lors d’un séjour au Burkina Faso, un villageois m’avait confié cette phrase qui m’a beaucoup marquée : « Dans un territoire donné, si une maladie apparaît, il existe toujours une plante dans les environs que Dieu a créée comme remède pour soigner cette maladie. » Cette sagesse révèle une vision remarquable de l’harmonie entre l’homme et son environnement naturel.
L’approche africaine est profondément holistique. Elle considère l’individu dans sa globalité : corps, esprit, communauté, ancêtres. De ce fait, elle estime que la maladie peut avoir des causes physiques, émotionnelles, relationnelles ou spirituelles.Le guérisseur diagnostique par l’écoute attentive, l’observation fine, parfois aussi par le rêve. Les traitements combinent plantes en décoction, cataplasmes, scarifications, et rituels de guérison communautaires qui réintègrent la personne malade dans son tissu social.
À l’âge de 23 ans, j’ai été particulièrement marquée par l’efficacité de cette médecine. En 1994, au Burkina Faso, j’ai contracté le paludisme. L’hôpital m’a administré une injection de quinine. Deux semaines plus tard, le paludisme est revenu. Retournée à l’hôpital, on m’a renvoyée chez moi en m’expliquant qu’on ne pouvait pas faire d’injections de quinine trop rapprochées dans le temps. De voyage dans l’ouest du pays, je suis arrivée en larmes chez des amis burkinabés, avec la fièvre et les douleurs caractéristiques du paludisme. Ces amis sont alors allés chez un guérisseur local avec Christophe, mon mari. Ils m’ont rapporté des écorces d’un arbre en me disant de me doucher avec la décoction. Immédiatement après cette douche, j’ai senti une détente et un soulagement inattendus dans mon corps, qui m’ont permis de dormir paisiblement. À mon réveil, j’ai redemandé à pouvoir me doucher avec ce remède miracle. J’ai continué pendant quelques jours ce traitement simple, inoffensif et incroyablement efficace, ce qui m’a totalement guérie. Cette expérience m’a enseigné que les plantes médicinales pouvaient avoir un pouvoir supérieur aux médicaments chimiques de la médecine conventionnelle.
Aujourd’hui, 80% de la population africaine a recours en premier lieu aux médecines traditionnelles. L’Organisation Mondiale de la Santé reconnaît officiellement leur rôle à travers sa Stratégie pour la Médecine Traditionnelle 2014-2023.
Mirko Beljanski, le chercheur dont nous avons parlé dans l’article sur La persécution de ceux qui soignent naturellement le cancer, a travaillé sur les extraits végétaux pour accompagner les malades du cancer. Ses recherches rejoignent la pharmacopée africaine ancestrale basée sur les plantes locales.
La médecine traditionnelle russe : le corps se régénère dans de bonnes conditions
La tradition des sanatoriums russes, développée au XIXe siècle et poursuivie tout au long du XXe siècle, repose sur une compréhension profonde : le corps possède des capacités extraordinaires de régénération, pour autant qu’on lui en offre les conditions favorables.
Ces conditions incluent les cures thermales, l’hydrothérapie sous toutes ses formes, le jeûne thérapeutique (tradition orthodoxe intégrée ensuite par la médecine soviétique), les bains russes ou banya pour l’élimination des toxines par la chaleur et la sudation, les lavements intestinaux, et la phytothérapie traditionnelle utilisant les écorces de bouleau, les baies et les plantes des forêts.
Le principe fondamental reste constant : le corps sait se guérir lui-même. Il suffit de lui offrir le repos, la chaleur, l’eau pure, l’air pur, les plantes appropriées et le jeûne pour activer l’autophagie. Cette approche a été intégrée au système de santé soviétique puis russe, et continue d’être pratiquée largement aujourd’hui.
Yoshinori Ohsumi, prix Nobel de médecine 2016 pour sa découverte du mécanisme de l’autophagie, a confirmé scientifiquement ce que les Russes pratiquent empiriquement depuis des siècles : le jeûne active un processus cellulaire d’auto-nettoyage qui élimine les composants défectueux et permet ensuite la régénération des tissus.
Les savoirs indigènes d’Amérique Latine : Pachamama et équilibre
La médecine andine, pratiquée en Bolivie, au Pérou, en Équateur et en Colombie, s’articule autour du concept de Pachamama, la Terre-Mère. Tout est interconnecté dans cette vision du monde. La santé humaine demeure intimement liée à l’équilibre avec la nature.
Les plantes sacrées et médicinales occupent une place centrale : la coca pour l’altitude et l’énergie, le quinoa pour la nutrition, la maca pour la vitalité, la muña pour la digestion, le matico pour les blessures et infections, la vira vira pour les affections respiratoires, et des centaines d’autres plantes aux propriétés spécifiques. Les chamanes, curanderos et kallawaya sont les gardiens de savoirs empiriques transmis oralement de génération en génération, combinant approches énergétiques et spirituelles avec des traitements physiques concrets.
Weston A. Price, le dentiste américain qui a étudié les peuples au mode de vie ancestral dans les années 1930, a documenté comment les modes de vie traditionnels andins préservaient une vitalité remarquable. Ses travaux rejoignent ce que j’ai moi-même pu constater durant toutes ces années passées en Bolivie.
2. Quand des scientifiques modernes redécouvrent des sagesses anciennes
Au XXe siècle, des chercheurs rigoureux ont entrepris d’étudier scientifiquement les mécanismes du cancer et de la guérison de cette maladie effrayante et énigmatique. Armés de microscopes, d’outils de mesure et de méthodes expérimentales rigoureuses, ils ont fait des découvertes remarquables. Ce qu’ils ont trouvé converge de manière fascinante avec ce que les médecines traditionnelles enseignaient depuis des millénaires : la notion de terrain, l’équilibre, la détoxification, l’importance d’une alimentation saine, les bénéfices du jeûne et le lien intrinsèque entre le corps et l’esprit. Nous allons voir ici comment ces pionniers ont redécouvert, chacun à sa manière, les principes fondamentaux universels de la santé naturelle.
Claude Bernard et le terrain biologique
Claude Bernard, physiologiste français du XIXe siècle, a formulé un principe qui résume parfaitement la vision des médecines traditionnelles : « Le microbe n’est rien, le terrain est tout. » Le terrain désigne l’état global du corps : son immunité, son métabolisme, ses équilibres internes. Un terrain sain ne développe pas de maladie, car le corps dispose des ressources nécessaires pour maintenir son homéostasie.
Cette vision rejoint exactement toutes les médecines traditionnelles qui, depuis des millénaires, insistent sur l’importance de cultiver un terrain favorable à la santé plutôt que de faire la guerre aux symptômes. Ainsi, Bernard, occidental et scientifique, a tout simplement redécouvert ce que le monde entier savait déjà par l’expérience.
Dans les articles Le concept de terrain biologique d’après Claude Bernard et La notion de terrain en santé naturelle, nous développons avec plus de détail cette notion de terrain qui est la base de la naturopathie.
Otto Warburg et le métabolisme cellulaire
Otto Warburg a reçu le prix Nobel de médecine en 1931 pour sa découverte fondamentale : les cellules cancéreuses possèdent un métabolisme perturbé. Au lieu de la respiration aérobie normale, elles pratiquent une fermentation anaérobie, même en présence d’oxygène. Sa conclusion était claire : restaurer le métabolisme cellulaire constitue la clé pour éliminer le cancer.
Cette vision rejoint directement l’Ayurveda avec son concept d’Agni, le feu métabolique qui doit fonctionner correctement pour maintenir la santé. Elle rejoint également la Médecine Traditionnelle Chinoise avec le Qi, l’énergie qui doit circuler librement. Elle rejoint toutes les traditions qui parlent d’équilibre et de restauration des fonctions naturelles.
La science confirme ainsi ce que l’intuition millénaire avait compris : le cancer n’est pas un ennemi extérieur qu’il faut combattre, mais un déséquilibre interne qu’il faut corriger.
Louis-Claude Vincent et la bioélectronique
Louis-Claude Vincent, ingénieur français du XXe siècle, a développé la bioélectronique : la mesure des paramètres bioélectriques du terrain (pH, rH2, résistivité). Ses travaux ont montré qu’un terrain équilibré correspond à la santé, tandis qu’un terrain déséquilibré favorise les maladies chroniques et le cancer.
Cette approche scientifique donne des chiffres précis à ce que toutes les médecines traditionnelles observaient qualitativement depuis toujours : l’importance de l’équilibre. Vincent a simplement créé des outils de mesure pour quantifier ce que les praticiens traditionnels percevaient par l’observation, le pouls, la langue et l’énergie du patient.
Max Gerson et la détoxification
Max Gerson, médecin allemand du XXe siècle, a développé une thérapie nutritionnelle centrée sur la détoxification hépatique profonde. Son protocole inclut des jus de légumes frais en grande quantité et des lavements au café pour stimuler l’élimination des toxines par le foie et les intestins.
Cette approche rejoint directement le concept d’Ama dans l’Ayurveda, ces toxines qui doivent être éliminées par le Panchakarma. On retrouve également cette logique dans les cures de détoxification russes pratiquées dans les sanatoriums ainsi que les plantes dépuratives utilisées par les tradipraticiens africains pour nettoyer l’organisme.
La science moderne valide ce que les traditions pratiquaient depuis toujours : l’élimination des déchets toxiques constitue une condition fondamentale de la santé et de la guérison. Ce sujet est abordé en détail dans l’article L’élimination des toxines : un processus vital.
André Gernez et la prévention active
André Gernez, médecin français du XXe siècle, a développé une théorie selon laquelle le cancer se forme à partir de micro-tumeurs. Sa proposition : une prévention active par des méthodes simples comme le jeûne court, une nutrition appropriée et une hygiène de vie rigoureuse.
Cette vision rejoint toutes les médecines traditionnelles qui ont toujours été axées sur la prévention plutôt que sur le traitement d’urgence. L’hygiène de vie, l’alimentation, le respect des rythmes circadiens, l’activité physique, la gestion des émotions : ces éléments constituent la base de toutes les traditions de santé depuis des millénaires.
La science découvre l’importance de la prévention… pratiquée empiriquement depuis la nuit des temps. Cette vision rejoint toutes les médecines traditionnelles qui ont toujours été axées sur la prévention plutôt que sur le traitement d’urgence. L’hygiène de vie, l’alimentation, le respect des rythmes circadiens, l’activité physique, la gestion des émotions : ces éléments constituent la base de toutes les traditions de santé depuis des millénaires.
Le jeûne, en particulier, occupe une place centrale dans de nombreuses traditions spirituelles et médicales. Le Ramadan, pratiqué chaque année par environ 1,8 milliard de musulmans dans le monde entier, constitue l’une des plus anciennes et vastes pratiques de jeûne intermittent de l’humanité. Pendant un mois lunaire complet, les croyants s’abstiennent de manger et de boire du lever au coucher du soleil. Cette pratique millénaire, qui précède de plusieurs siècles les découvertes de Gernez et d’Ohsumi, témoigne d’une compréhension intuitive profonde des bienfaits du jeûne pour la santé et la régénération de l’organisme.
La science découvre l’importance de la prévention et du jeûne… pratiqués empiriquement depuis des millénaires par une large partie de l’humanité.
Geerd Hamer et les conflits biologiques
Geerd Hamer, médecin allemand du XXe siècle, a développé la Médecine Nouvelle Germanique, montrant le lien entre les chocs émotionnels non résolus et l’apparition du cancer. Selon ses travaux, chaque type de cancer correspondrait à un conflit biologique spécifique vécu de manière intense et isolée.
Cette dimension psychosomatique rejoint toutes les médecines traditionnelles qui ont toujours considéré l’aspect émotionnel et spirituel de la maladie. L’Ayurveda prend en compte les émotions dans le déséquilibre des doshas. La Médecine Traditionnelle Chinoise reconnaît l’impact des émotions sur la circulation du Qi. Les médecines africaines identifient souvent des causes relationnelles ou émotionnelles aux maladies.
La science reconnaît enfin le lien crucial entre le corps et l’esprit… enseigné partout depuis toujours.
Yoshinori Ohsumi et l’autophagie
Yoshinori Ohsumi a reçu le prix Nobel de médecine en 2016 pour sa découverte du mécanisme de l’autophagie : ce processus d’auto-nettoyage cellulaire par lequel les cellules recyclent leurs composants défectueux. L’autophagie s’active particulièrement lors du jeûne.
Cette découverte scientifique valide le jeûne thérapeutique pratiqué depuis des siècles en Russie, dans les traditions orthodoxes, dans l’Islam avec le Ramadan, dans l’hindouisme, dans le bouddhisme. Toutes ces traditions avaient compris empiriquement que le jeûne permettait au corps de se nettoyer et de se régénérer.
La science prouve enfin ce que les religions et les traditions savaient par l’observation et l’expérience.
Synthèse de la convergence
Tous ces scientifiques, avec leurs microscopes, leurs mesures précises, leurs publications et leurs prix Nobel, ont redécouvert ce que l’humanité savait déjà par l’observation empirique millénaire. Le terrain, l’équilibre, la détoxification, l’alimentation naturelle, le jeûne, la dimension émotionnelle : tous ces éléments se retrouvent dans les traditions ancestrales.
Ce n’est pas un hasard. C’est la confirmation scientifique de sagesses éprouvées par des millénaires de pratique. Ces scientifiques ne sont pas des « alternatifs farfelus » comme on voudrait parfois le faire croire. Ce sont des chercheurs rigoureux qui ont eu le courage de regarder au-delà du paradigme dominant de leur époque.
Et ce qu’ils ont trouvé converge remarquablement avec les traditions du monde entier. Cette convergence ne peut être le fruit du hasard : elle révèle des lois fondamentales du vivant, que les traditions avaient découvertes par l’expérience et que la science confirme par l’expérimentation.
3. La rupture du XXe siècle : quand combattre a remplacé guérir
La fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle ont été marqués par des bouleversements considérables. Deux guerres mondiales (1914-1918, 1939-1945) ont dévasté l’Europe. La révolution industrielle a provoqué une urbanisation massive. L’hygiène urbaine défaillante favorisait la propagation de maladies infectieuses.
Des découvertes importantes ont émergé dans ce contexte : l’anesthésie, l’antisepsie, la chirurgie d’urgence. Face aux épidémies et aux traumatismes de guerre, un besoin légitime de solutions rapides et efficaces s’est fait sentir. L’émergence de la chimie moderne et de la pharmacologie a offert de nouvelles perspectives.
Ce contexte particulier a créé un terrain favorable à une médecine d’intervention agressive, axée sur l’urgence et la rapidité d’action. Cette orientation n’était pas illégitime en soi : elle répondait à des besoins réels dans des situations spécifiques. Le problème est survenu lorsque ce modèle d’urgence a été généralisé à toutes les situations de santé, y compris les maladies chroniques.
Pasteur vs Béchamp : le choix d’un paradigme
À la fin du XIXe siècle, un débat scientifique intense a opposé Louis Pasteur et Antoine Béchamp. Pasteur défendait la théorie du germe comme cause unique de la maladie. Béchamp insistait sur l’importance du terrain biologique comme facteur déterminant.

En réalité, les deux avaient partiellement raison : le germe joue un rôle, mais le terrain détermine si ce germe pourra ou non provoquer la maladie. Un terrain sain résiste aux infections ; un terrain affaibli y succombe. Pasteur lui-même aurait reconnu sur son lit de mort : « Béchamp avait raison, le terrain est tout. »

Mais Pasteur a « gagné » le débat, non sur le plan scientifique, mais sur les plans médiatique, politique et surtout financier. Pourquoi ? Parce que sa théorie permettait des applications industrielles : vaccins, sérums, médicaments brevetables. Béchamp, lui, n’offrait pas de produits commercialisables. Améliorer le terrain implique une hygiène de vie, une nutrition appropriée, du repos, de l’exercice : des éléments qu’on ne peut ni breveter ni vendre.
Cette victoire de Pasteur a orienté la médecine vers une nouvelle vision : la maladie comme ennemi extérieur à éliminer. Béchamp a été effacé de l’histoire officielle, et avec lui, la compréhension millénaire du terrain.
Le rapport Flexner (1910) : normalisation et exclusion
En 1910, Abraham Flexner, un éducateur qui n’était pas médecin, a rédigé un rapport sur l’enseignement médical aux États-Unis et au Canada. Ce rapport avait été commandé par la Fondation Carnegie, financée en grande partie par John D. Rockefeller, le magnat du pétrole qui investissait massivement dans la pétrochimie et la pharmacie naissante.
L’objectif affiché du rapport était d’améliorer la qualité de l’enseignement médical. La conséquence réelle a été la fermeture massive d’écoles de médecine « non conformes ». Ainsi, les écoles homéopathiques, les facultés naturopathiques et les instituts éclectiques utilisant les plantes ont été fermés ou absorbés. Seuls les établissements enseignant la médecine « scientifique » basée sur les médicaments chimiques ont survécu.
Rockefeller a financé massivement les écoles conformes à ce nouveau modèle. L’American Medical Association (AMA) a été créée comme gardienne de ce monopole. L’enseignement médical a été standardisé. Ce modèle américain a ensuite été exporté vers l’Europe et d’autres pays.
Les approches naturelles sont devenues « non scientifiques » par définition institutionnelle. Ce n’était pas un jugement sur la qualité ou l’efficacité, mais un choix économique et politique. Entre 1910 et 1935, plus de la moitié des écoles de médecine américaines ont fermé ou fusionné. De 160 écoles en 1904, il n’en restait que 66 en 1935.
Ce processus a créé une standardisation qui présentait certes des avantages (uniformisation de la formation, critères de compétence vérifiables), mais au prix d’une exclusion systématique de toutes les approches ne reposant pas sur les médicaments chimiques brevetables.
Le vocabulaire de la guerre : un changement radical
Avec les deux guerres mondiales, le vocabulaire médical s’est transformé radicalement. Un vocabulaire militaire a été importé en médecine : combattre la maladie, lutter contre le cancer, détruire les microbes, éliminer les cellules, tuer les bactéries, armes thérapeutiques. La chimiothérapie est devenue une « arme chimique », la radiothérapie un « bombardement ». Les antibiotiques signifient littéralement « contre la vie ».
La maladie est devenue un terrible ennemi redouté. Le corps s’est transformé en champ de bataille. Le médecin est devenu un guerrier, et le patient aussi. Les enfants cancéreux sont souvent qualifiés de « courageux petits guerriers ».
Cette vision est totalement absente des médecines traditionnelles millénaires. Aucune médecine traditionnelle ne parle de « guerre ». Toutes parlent d’harmonie, d’équilibre, de restauration, de régénération. Le vocabulaire révèle la philosophie sous-jacente.
Cette perspective guerrière constitue une aberration philosophique : faire la guerre à soi-même ! Le cancer n’est pas un envahisseur extérieur. Ce sont nos propres cellules qui se déséquilibrent en tentant de survivre dans un contexte devenu hautement toxique et hostile à la vie. Leur faire la guerre, c’est se faire la guerre à soi-même.
Efficacité dans l’urgence, limites dans la chronicité
Soyons justes et équilibrés dans notre analyse. Cette médecine d’intervention a indéniablement sauvé des vies. La chirurgie d’urgence permet de traiter les accidents, les appendicites aiguës, les césariennes d’urgence. Les antibiotiques ont permis de sauver de nombreuses personnes atteintes d’infections aiguës graves comme les pneumonies ou les septicémies. L’anesthésie a rendu possibles les opérations chirurgicales complexes. Personne ne nie ces avancées importantes.
Mais ce paradigme, efficace pour l’urgence, se révèle inadapté pour les maladies chroniques. Le cancer, le diabète, les maladies cardiovasculaires, les maladies auto-immunes résultent de déséquilibres métaboliques profonds, d’une accumulation de facteurs toxiques, d’un mode de vie inadéquat. Faire la guerre à un déséquilibre n’a aucun sens. Il serait beaucoup plus logique de chercher à restaurer l’équilibre, d’autant plus à notre époque où l’environnement et le mode de vie sont de plus en plus cancérigènes.
C’est exactement ce que les médecines traditionnelles ont toujours fait. Et c’est ce que les scientifiques comme Warburg, Gerson, Gernez, Vincent et tous les autres ont redécouvert : pour les maladies chroniques, il faut cultiver le terrain, et non pas bombarder les symptômes.
4. Finances et pouvoir : pourquoi le monopole perdure
Une industrie parmi les plus lucratives
Le marché pharmaceutique mondial représente environ 1900 milliards de dollars de chiffre d’affaires annuel (données 2024). Les marges bénéficiaires de cette industrie figurent parmi les plus élevées de tous les secteurs économiques. Les actions pharmaceutiques constituent des valeurs refuges pour les investisseurs.
Ce n’est pas un jugement moral, mais un simple constat économique. Une industrie à but lucratif n’a pas nécessairement les mêmes priorités qu’un système de santé publique. L’objectif d’une entreprise commerciale consiste à maximiser les profits pour ses actionnaires. L’objectif d’un système de santé devrait être de maximiser la santé de la population.
Le docteur Richard J. Roberts, lauréat du prix Nobel de médecine en 1993, l’a déclaré sans détour le jour même de la remise de son prix : « L’industrie pharmaceutique est au service des marchés capitalistes. Quand on pense seulement au bénéfice économique, on arrête de se préoccuper de servir les êtres humains. Il est prouvé que certains chercheurs dépendants de fonds privés ont découvert des médecines très efficaces qui auraient arrêté totalement les maladies communes. Cependant, cela n’aurait pas été rentable, parce que les industries pharmaceutiques ne sont fondamentalement pas intéressées de soigner les gens, mais plutôt de leur soutirer de l’argent. C’est pourquoi, la recherche est déviée vers la découverte de médicaments qui ne soignent pas totalement, mais qui maintiennent la maladie, tout en faisant expérimenter une amélioration qui disparaît dès qu’on arrête de prendre le médicament. L’objet n’est pas de soigner, mais de maintenir comme incurables les douleurs. »
Ce qui n’est pas brevetable est structurellement sous-financé
Un médicament chimique synthétique peut être breveté. Le brevet confère un monopole temporaire d’environ 20 ans, permettant de fixer des prix élevés et de garantir un retour sur investissement colossal. Cette perspective de profits considérables crée une incitation massive à investir dans la recherche de nouvelles molécules.
En revanche, une plante ne peut pas être brevetée. Elle nous est offerte gratuitement par la nature. Par ailleurs, s’exposer au soleil, dormir suffisamment, manger sainement, faire de l’exercice ou jeûner sont des pratiques d’hygiène de vie qui ne peuvent pas être brevetées non plus et qui ne rapportent donc aucun bénéfice financier à l’industrie pharmaceutique.
Cela explique que très peu d’investissement soient faits dans l’étude scientifique rigoureuse de ces approches. Pourtant, quand des études indépendantes existent, les résultats sont souvent probants. Valter Longo, par exemple, a obtenu des résultats impressionnants dans le traitement du cancer par le jeûne intermittent. Mais jamais ces approches ne seront validées au même niveau que les médicaments.
Pourquoi ? Parce qu’elles ne peuvent pas financer les études de Phase III nécessaires. Un essai clinique de Phase III coûte des centaines de millions de dollars. Seule l’industrie pharmaceutique possède les ressources pour financer de telles études. Et elle ne finance que ce qui lui rapportera financièrement.
C’est un biais structurel majeur dans la recherche médicale moderne. Ce qui est efficace mais non brevetable reste sous-étudié, donc sous-validé, donc marginalisé, indépendamment de son efficacité réelle. Cependant, dans les pays où les médecines traditionnelles sont restées vivantes, les gens connaissent l’efficacité des médecines millénaires et n’ont pas besoin d’études en double aveugle pour y faire appel quand ils sont malades.
Conflits d’intérêts documentés
La majeure partie de la recherche médicale est financée par l’industrie pharmaceutique. Les études cliniques sont payées par ceux qui commercialisent les produits testés. Le phénomène du « ghost writing » existe : des articles scientifiques signés par des médecins mais rédigés en réalité par des employés de l’industrie.
Des liens financiers existent entre les experts des agences sanitaires et les laboratoires pharmaceutiques. Ce fait a été documenté par des enquêtes parlementaires et des investigations journalistiques. Le phénomène des « portes tournantes » est bien connu : des dirigeants passent alternativement de l’industrie aux agences de régulation et vice-versa.
Les formations continues des médecins sont largement financées par l’industrie pharmaceutique. Cette situation influence nécessairement les recommandations officielles.
Ces conflits d’intérêts ne relèvent pas de « théories du complot », mais de faits vérifiables et documentés. Des enquêtes du Sénat français, du Parlement européen, du Congrès américain ont mis en lumière ces problématiques. Des livres de médecins lanceurs d’alerte comme Philippe Even ou Irène Frachon en France les ont dénoncés.
La question n’est pas de savoir si ces conflits existent — ils sont un fait de façon avérée —, mais de comprendre comment ils influencent les décisions de santé publique.
La capture réglementaire
Le concept économique de « capture réglementaire » décrit la situation où une industrie influence les organismes censés la réguler. Les Ordres des médecins protègent-ils vraiment les patients, ou protègent-ils le monopole de la profession et le modèle dominant ?
Les lois sur « l’exercice illégal de la médecine » protègent-elles la santé publique, ou créent-elles un marché captif pour l’industrie pharmaceutique ? En 1970, lors d’une conférence publique à Paris, Pierre-Valentin Marchesseau, fondateur de la naturopathie vitaliste française, a dénoncé avec vigueur la loi sur l’exercice illégal de la médecine (article 1512 du Code pénal, datant de l’Occupation).
Il a qualifié cette législation de « dictature médicale » restrictive pour les pratiques naturelles de santé, réclamant son abrogation sous les applaudissements du public. Cette intervention, immortalisée en vidéo noir et blanc, témoigne de la lutte historique pour la liberté thérapeutique en France. Dans les pays à monopole, seuls les diplômés du système standardisé peuvent exercer, et à condition de rester dans la ligne de ce système. Sinon, ils courent le risque de se voir exclus et interdits d’exercer, comme cela est arrivé à Hamer, Schaller, Willem et tant d’autres que nous évoquons dans l’article sur La persécution de ceux qui soignent le cancer autrement.
Même lorsque d’autres praticiens obtiennent des résultats probants, même lorsque les patients les choisissent librement et en sont satisfaits, le système les exclut au nom de la « protection du public ». Une question légitime se pose : qui est réellement protégé par ces lois ? La santé publique de la population ou la santé financière de l’industrie pharmaceutique ?
5. Pour plus de quatre cinquièmes de l’humanité, la pluralité reste la norme
Lorsqu’on parle de la Chine, de l’Inde, de la Russie ou de la Bolivie qui préservent la pluralité thérapeutique, une idée reçue occidentale pourrait laisser croire que ces pays seraient « en retard », incapables de former des médecins à l’université, ou trop « traditionalistes » pour adopter la médecine moderne. C’est exactement l’inverse.
Ces pays ne sont pas en retard, ils ont fait un choix éclairé
La Chine constitue une puissance scientifique et technologique de premier plan. Elle mène le monde dans de nombreux domaines de recherche fondamentale, domine l’intelligence artificielle, a envoyé des missions spatiales sur la face cachée de la Lune. Ses universités de médecine comptent parmi les meilleures au monde. Pourtant, la Chine a fait le choix délibéré d’intégrer la Médecine Traditionnelle Chinoise dans son système de santé officiel. Ce n’est pas un retard, c’est une sagesse.
L’Inde excelle en mathématiques, en informatique, en ingénierie. Les plus grandes entreprises technologiques mondiales comptent des dirigeants indiens. L’Inde forme des millions d’étudiants dans ses universités de médecine conventionnelle. Pourtant, elle a créé un ministère entier dédié aux médecines traditionnelles (AYUSH). Ce n’est pas une incapacité, c’est un choix éclairé.
La Russie a été une superpuissance spatiale, nucléaire, mathématique. Elle a produit certains des plus grands scientifiques du XXe siècle. Pourtant, elle intègre les sanatoriums, le jeûne thérapeutique, la phytothérapie dans son système de santé. Ce n’est pas de l’ignorance, c’est de l’intelligence pragmatique.
La Bolivie, comme tous les pays du monde, forme des médecins dans ses universités. Pourtant, sa Constitution reconnaît officiellement les médecines traditionnelles et autorise leur pratique libre. Ce n’est pas du laxisme, c’est du respect pour la liberté individuelle et les savoirs ancestraux.
Ces pays ont compris quelque chose d’essentiel : on peut avoir la médecine moderne ET préserver les savoirs traditionnels. On peut former des chirurgiens ET respecter les guérisseurs. On peut avoir des hôpitaux high-tech ET des cliniques de médecine naturelle. Ce n’est pas l’un OU l’autre, c’est l’un ET l’autre.
Ce qui compte au final, ce n’est ni le prestige du diplôme ni la sophistication de la technologie. C’est le bien-être réel des patients. Et sur ce critère, les pays à pluralité thérapeutique obtiennent souvent de meilleurs résultats en santé métabolique, moins de maladies chroniques, et des coûts de santé plus accessibles pour leurs populations.
Si on regarde la carte du monde : la Chine (1,4 milliard d’habitants) intègre officiellement la MTC ; l’Inde (1,4 milliard) reconnaît l’Ayurveda avec son ministère AYUSH ; dans le monde musulman (1,8 milliard), la médecine Unani et le Tibb al-Nabawi coexistent officiellement avec la médecine moderne au Pakistan, en Iran, en Iraq, au Bangladesh, en Afghanistan et dans de nombreux pays d’Asie centrale et du Moyen-Orient ; la Russie (145 millions) intègre sanatoriums, jeûne et phytothérapie ; en Afrique (1,4 milliard), 80% de la population utilise les médecines traditionnelles en premier ; en Amérique Latine (650 millions), plusieurs pays reconnaissent les médecines traditionnelles ; à Cuba (11 millions), les médecines naturelles font partie du système public. Ainsi, au total, environ 6,8 milliards de personnes bénéficient de la liberté thérapeutique, soit plus de quatre cinquièmes de l’humanité.
Face à eux : l’Europe occidentale, les États-Unis, le Canada, l’Australie représentent environ 1 milliard de personnes, soit moins de 15 % de l’humanité. Ces pays où règne le monopole pharmaceutique sont géographiquement minoritaires.
La Bolivie : un exemple constitutionnel
L’État Plurinational de Bolivie, dans sa Constitution de 2009, reconnaît officiellement la pluralité des médecines. L’article 42 stipule : « La loi réglementera la pratique de la médecine traditionnelle et garantira la qualité de ses prestations. » L’article 30 reconnaît le droit des peuples autochtones à ce : « Que leurs connaissances et compétences traditionnelles, leur médecine traditionnelle, leurs langues, leurs rituels, leurs symboles et leurs vêtements soient valorisés, respectés et promus. »
Il n’existe pas en Bolivie de concept d’« exercice illégal de la médecine » tel qu’il existe dans les pays à monopole pharmaceutique. Les thérapeutes, quelle que soit leur formation, peuvent exercer. Ils sont jugés sur leurs résultats par les patients eux-mêmes. Ce n’est pas du laxisme, c’est du respect de la liberté individuelle et de la responsabilité personnelle.
Je vis en Bolivie depuis 2009 et suis naturalisée bolivienne. Je vois fonctionner ce système au quotidien. Mes voisins quechuas sont pragmatiques et choisissent naturellement ce qui leur convient selon leurs besoins, leurs moyens et leurs résultats. Ils ne renient pas l’hôpital, mais ils sont souvent attirés par les solutions naturelles qui leur paraissent en général moins chères, plus efficaces, plus rapides et sans effets secondaires nocifs.
Témoignages concrets boliviens
Une de mes voisines quechuas, âgée de 36 ans et mère de cinq enfants, a vécu une expérience particulièrement révélatrice de l’efficacité des approches naturelles. Elle avait été diagnostiquée avec des pierres dans la vésicule biliaire. L’hôpital lui recommandait l’ablation de la vésicule, une opération chirurgicale qui lui aurait coûté 5000 bolivianos, soit une somme considérable pour une famille d’agriculteurs quechuas.
Refusant de dépenser une telle somme et surtout de perdre un de ses organes vitaux, elle a préféré consulter un thérapeute naturel. Celui-ci lui a recommandé de suivre une diète stricte de fruits et légumes crus avec des tisanes de plantes dépuratives. Elle a suivi rigoureusement ses recommandations pendant trois semaines. Au bout de ce temps, les pierres sont sorties naturellement dans ses selles. Sept ans plus tard, elle est en pleine santé, avec sa vésicule biliaire toujours fonctionnelle. Elle a même eu un sixième enfant depuis.
Ainsi, pour des agriculteurs quechuas pragmatiques, ce qui compte, c’est le résultat concret, et non pas la théorie abstraite ni même les diplômes officiels. En réalité, ils sont plutôt méfiants envers l’hôpital, notamment parce que, dans un pays où ils n’ont pas un accès facile et gratuit à l’assurance maladie, les soins médicaux sont souvent facturés chers, sans aucune véritable garantie de rémission rapide. Par ailleurs, ils ont conscience que l’ablation d’un organe a forcément des conséquences handicapantes par la suite. C’est pourquoi, ces quechuas se montrent très ouverts aux approches naturelles, qu’ils trouvent plus simples, rapides, efficaces et bon marché.
Un collègue thérapeute près de chez moi accueille en sessions de dix jours des malades désireux de soigner leurs problèmes d’arthrose, cancer, diabète, obésité ou autre. Il leur enseigne un mode de vie sain basé sur l’alimentation et l’hygiène. Il n’est pas diplômé médecin, mais n’est pas poursuivi. Il exerce ouvertement avec une clientèle fidèle qui obtient des résultats pour ceux qui suivent rigoureusement ses recommandations. Il ne fait aucune publicité, pas même sur internet, mais son centre se remplit facilement chaque mois avec des patients venus de Bolivie, mais aussi des pays voisins (Argentine, Chili, Brésil, Pérou,…), ayant entendu parler de lui par le bouche à oreille.
J’ai également rencontré un thérapeute russe, né en Uruguay, qui exerce en Bolivie. Il pratique des massages et des lavements thérapeutiques. Son épouse dirige une clinique à Santa Cruz. Ce type d’établissement existe aussi en Russie. La diversité thérapeutique constitue la norme dans ces pays.
Je connais aussi un rebouteux qui avait été capable de remettre en place une double fracture déplacée à l’avant-bras d’une de mes filles alors âgée de huit ans en moins de vingt minutes, avec l’aide de ses mains et d’une crème de massage. Il lui a ensuite fait une attelle avec des morceaux de bambou. Ma fille n’a donc pas été plâtrée. Son bras s’est remis parfaitement et aujourd’hui, dix ans plus tard, ce n’est plus qu’un lointain souvenir. Ce monsieur m’a expliqué qu’il avait un don pour remettre en place les fractures depuis l’âge de huit ans et que l’hôpital de son village faisait appel à ses services lorsqu’un patient se présentait aux urgences avec une fracture déplacée. Au quotidien, ce guérisseur cultive dans ses champs et se rend disponible quand des urgences se présentent à lui.
Autres exemples mondiaux
En Chine, de nombreux hôpitaux comportent deux ailes : une aile de médecine occidentale et une aile de Médecine Traditionnelle Chinoise. Le patient choisit selon ses besoins et ses préférences.
En Inde, les médecins ayurvédiques sont diplômés d’université, leurs consultations peuvent être remboursées. L’Ayurveda n’est pas considéré comme une médecine de second ordre, mais comme une approche à part entière.
À Cuba, l’intégration des médecines naturelles s’est faite initialement par nécessité à cause du blocus, mais avec un tel succès que le pays maintient cette approche. L’espérance de vie cubaine est comparable à celle des États-Unis, avec un budget santé infiniment inférieur.
Au Mexique, de nombreux praticiens persécutés aux États-Unis ont trouvé refuge. Les cliniques Gerson et d’autres fonctionnent légalement et accueillent des patients du monde entier.
En Afrique, l’Organisation Mondiale de la Santé encourage l’intégration des tradipraticiens dans les systèmes de santé, reconnaissant leur rôle essentiel et leur efficacité.
Que se passe-t-il dans ces pays ?
Il n’y a pas d’épidémies de charlatanisme. Il n’y a pas de catastrophes sanitaires dues aux thérapeutes naturels. Les mauvais praticiens, qu’ils soient naturels ou conventionnels, perdent leur clientèle. Les bons praticiens, qu’ils soient naturels ou conventionnels, prospèrent par le bouche-à-oreille, qui construit leur réputation par le résultat et non pas par les diplômes. Cela engendre une régulation naturelle, organique, efficace. Elle est aussi plus juste : elle ne privilégie pas uniquement ceux qui ont les moyens financiers de payer de longues études coûteuses. Elle privilégie aussi ceux qui obtiennent des résultats concrets pour leurs patients.
Ces pays ne sont ni arriérés ni dangereux. Ils ont fait le choix politique de la liberté et de la pluralité. Et ce choix fonctionne pour des milliards de personnes.
Conclusion : la convergence est la vérité, la rupture est l’exception
Toutes les médecines traditionnelles millénaires convergent vers une même vision : la santé comme équilibre, l’importance du terrain, la confiance dans les capacités d’auto-guérison du corps. Les scientifiques modernes les plus rigoureux redécouvrent ces sagesses : Warburg, Vincent, Gerson, Gernez, Hamer, Ohsumi… tous convergent vers la notion de terrain et d’équilibre.
C’est récemment, au XXe siècle, qu’une rupture s’est opérée dans une minorité de pays. Le paradigme de « combattre la maladie » a remplacé le principe de « guérir le corps ». Cette rupture résulte de facteurs historiques, économiques et politiques, et non d’une supériorité scientifique démontrée.
Plus des quatre cinquièmes de l’humanité continuent de vivre dans la pluralité thérapeutique. Et cela fonctionne remarquablement bien.
La convergence constitue la vérité. Quand toutes les civilisations millénaires disent la même chose, et que des scientifiques rigoureux redécouvrent cette même chose, ce n’est pas un hasard. C’est la preuve qu’ils ont compris la réalité du corps humain et de ses lois fondamentales.
La rupture du XXe siècle représente l’exception. Le paradigme « guerre contre la maladie » est récent, géographiquement minoritaire, et philosophiquement discutable. Efficace dans certains contextes d’urgence, il se révèle inadapté pour les maladies chroniques métaboliques comme le cancer.
Mère de onze enfants sur les quatre continents où nous avons vécu, j’ai vu fonctionner différents systèmes de santé. Ma conviction profonde est que la liberté thérapeutique devrait constituer un droit humain fondamental. Née un 14 juillet dans la ville de Paris en France, je suis particulièrement sensible aux droits de l’homme et je pense profondément que chaque être humain de cette planète devrait pouvoir choisir l’approche de santé qui lui convient. Ce n’est pas une utopie : c’est déjà la réalité vécue par environ 85 % des populations de ce monde.


« Notre corps est une création divine, merveilleuse et magique qui a été conçue à l’origine pour fonctionner parfaitement et nous permettre de vivre en excellente santé tout au long de notre vie.
Si un cancer survient, ayons l’humilité de reconnaître que notre organisme a pu être soumis à un niveau de stress au-delà de ce qu’il était capable de gérer.
En identifiant avec honnêteté et clarté les causes de cette terrible maladie, il devient possible d’agir directement à la racine du problème avec conscience, intelligence et amour. C’est dans cet esprit qu’on peut choisir d’emprunter le chemin de la guérison naturelle, celui qui consiste à avancer en harmonie avec les lois du vivant pour revenir à l’état de pleine santé qui est notre droit de naissance à chacun. »
Cet article a été écrit par Claire Loiseleur qui est la fondatrice et l’animatrice du centre ¡Viva la Vida!, dont la mission est d’offrir aux enfants cancéreux qui viennent y séjourner une régénération naturelle de leur santé avec tout le respect et l’amour qu’ils méritent.
Pour comprendre ce qu’est le centre ¡Viva la Vida! et comment il fonctionne, je vous invite cordialement à :
Par ailleurs, pour aller plus loin et comprendre sur quoi se base le centre ¡Viva la Vida! pour réaliser sa mission au service des enfants atteints par le cancer, je vous invite vivement à :
Voici une liste d’articles passionnants et probants sur les APPROCHES NATURELLES DU CANCER PAR DES SCIENTIFIQUES :

La chaîne YouTube Centre ¡VIVA LA VIDA! – français présente des vidéos éducatives et de sensibilisation sur le cancer de l’enfant :
La page Facebook : Le centre Viva la Vida parle du cancer pédiatrique et de la façon dont il est soigné de façon naturelle au centre ¡Viva la Vida! :
Le groupe Facebook OFFRIR À MON ENFANT CANCÉREUX UNE GUÉRISON NATURELLE est un lieu d’échanges courtois et chaleureux sur le thème de La guérison du cancer pédiatrique par des méthodes naturelles. Il est ouvert à tous les parents dont un enfant est atteint par le cancer et qui sont curieux de découvrir dans quelle mesure les clés de la santé naturelle pourraient permettre de régénérer la santé de leur enfant. L’objectif est de nous entraider mutuellement pour aller de l’avant, au-delà des obstacles qui se présentent à nous, en vue d’offrir aux enfants cancéreux une guérison naturelle avec tout le respect et l’amour qu’ils méritent.

« Si ton enfant a un cancer, cela signifie que son corps ne parvient plus à résister au niveau de stress auquel il est soumis, en conséquence d’un environnement et d’un mode de vie cancérigènes par définition.
Grâce à la loi de l’homéostasie, son corps est capable de détruire les cellules cancéreuses qu’il a lui-même fabriquées.
Cependant, cela suppose d’opérer des changements radicaux dans sa vie, en choisissant de se diriger vers un environnement et un mode de vie que je qualifie de “cancérifuges”.
Le mot « cancérifuge » n’existe pas dans le dictionnaire. C’est un mot que j’invente et qui pour moi signifie l’inverse de cancérigène.
Cancérigène signifie “favorable à l’apparition du cancer”.
Selon ma définition, “cancérifuge” signifie “favorable à la disparition du cancer”… »

























