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Approches naturelles du cancer par des scientifiques

Quand les scientifiques valident les médecines millénaires

Rééquilibrer le corps plutôt que combattre la maladie : ce que les sagesses millénaires savaient et que la science redécouvre

Je suis née un 14 juillet à Paris. Cette date symbolique m’a toujours rendue particulièrement attachée aux droits de l’homme et à la valeur fondamentale de la liberté. Naturalisée bolivienne depuis plusieurs années, je suis mère de onze enfants nés sur les quatre continents où nous avons vécu sur notre magnifique planète. Cette expérience de vie m’a permis de constater de l’intérieur que le rapport à la santé et à ce qu’on appelle couramment les « systèmes de santé » peut varier considérablement d’un pays à l’autre.

Dans les neuf articles précédents de cette rubrique, nous avons exploré les travaux de scientifiques remarquables.

Une question émerge alors naturellement : ces découvertes modernes sont-elles vraiment nouvelles ? Ou redécouvrent-elles simplement ce que les médecines traditionnelles millénaires connaissaient intuitivement et pratiquent depuis des siècles ? Cet article explore cette convergence fascinante entre les sagesses anciennes et les confirmations scientifiques modernes. Il révèle également comment, au XXe siècle, une rupture radicale s’est opérée dans une minorité de pays, instaurant un monopole pharmaceutique qui contraste fortement avec la pluralité thérapeutique vécue par les deux tiers de l’humanité.

Pour comprendre les persécutions de ceux qui soignent naturellement le cancer, sujet de l’article suivant de cette rubrique sur les approches naturelles du cancer par des scientifiques, il faut d’abord comprendre comment, au cours de l’histoire, ce basculement de paradigme a transformé la médecine de l’équilibre en une médecine de combat, un concept nouveau devenu la base des enseignements dans les universités de médecine conventionnelle.


1. Les médecines traditionnelles millénaires : l’équilibre du corps comme principe universel de guérison

Lorsqu’on observe les médecines traditionnelles pratiquées sur tous les continents depuis des millénaires, une constatation fascinante s’impose : toutes partagent la même vision fondamentale. Que ce soit en Chine, en Inde, en Russie, en Afrique ou dans les Andes, le principe reste identique, même si chaque culture l’aborde sous un angle différent.

La santé est comprise comme un état d’équilibre et d’harmonie. La maladie représente un déséquilibre, une rupture de cette harmonie naturelle. Le corps est doté d’une intelligence innée, d’une force d’auto-guérison intrinsèque. Le rôle du thérapeute n’est donc pas d’intervenir agressivement pour « combattre » la maladie, mais de restaurer les conditions de l’équilibre, afin que le corps puisse exercer naturellement ses capacités de régénération.

Le corps est vu comme un jardin à cultiver, et non comme une machine à réparer. Cette métaphore fondamentale change tout : on ne fait pas la guerre à son propre jardin, on en prend soin, on le nourrit, on élimine ce qui l’empoisonne, on crée les conditions favorables à son épanouissement.

Cette convergence remarquable n’est pas le fruit du hasard. Elle découle de millénaires d’observation empirique de la nature humaine, de l’expérimentation patiente des plantes et des pratiques, de la transmission de savoirs affinés de génération en génération. Partout où les humains ont observé attentivement le corps et ses processus de guérison, ils sont parvenus aux mêmes conclusions essentielles.


La Médecine Traditionnelle Chinoise : le Qi et l’équilibre Yin-Yang

La Médecine Traditionnelle Chinoise possède plus de 5000 ans d’histoire documentée. Son concept central repose sur le Qi, cette énergie vitale qui circule dans le corps à travers des canaux appelés méridiens. Lorsque le Qi circule librement et que les deux forces complémentaires du Yin et du Yang demeurent en équilibre dynamique, la santé se maintient naturellement.

Le Yin représente l’aspect froid, humide, passif, intérieur. Le Yang incarne le chaud, le sec, l’actif, l’extérieur. Ces deux forces ne s’opposent pas dans un conflit, mais se complètent dans une danse perpétuelle d’équilibre. La maladie survient lorsque cet équilibre se rompt ou que le Qi rencontre des blocages dans sa circulation.

Les outils thérapeutiques de cette médecine visent tous à rétablir la circulation et l’équilibre : l’acupuncture pour débloquer les méridiens, la pharmacopée à base de plantes pour rééquilibrer les énergies, la diététique pour nourrir adéquatement le corps, le Qi Gong pour cultiver et harmoniser l’énergie vitale. Le diagnostic s’effectue par l’observation du pouls, de la langue, du teint, de la voix, dans une approche globale de la personne.

Cette médecine n’a jamais été abandonnée. Elle est toujours enseignée dans les universités chinoises et pratiquée dans les hôpitaux aux côtés de la médecine occidentale. Plus d’1,4 milliard de personnes l’utilisent quotidiennement, non par tradition aveugle, mais parce qu’elle fonctionne et répond à leurs besoins de santé.

Laurent Schwartz, le scientifique français que nous avons présenté dans un article précédent, a travaillé sur l’acide lipoïque pour restaurer le métabolisme cellulaire dans le cancer. Cette approche rejoint parfaitement la notion chinoise de restauration de la circulation énergétique : il ne s’agit pas d’attaquer, mais de rétablir un fonctionnement harmonieux.


L’Ayurveda indien : les doshas et le feu digestif

L’Ayurveda possède également entre 3000 et 5000 ans d’histoire. Son nom signifie « science de la vie » en sanskrit. Cette médecine repose sur le concept des trois doshas : Vata (l’air), Pitta (le feu) et Kapha (la terre). Chaque personne naît avec une constitution unique, appelée prakriti, qui détermine son équilibre naturel entre ces trois forces.

La santé résulte du maintien des doshas dans leur équilibre constitutionnel propre à chaque individu. La maladie apparaît lorsque ces forces se déséquilibrent. Le concept d’Agni, le feu digestif, joue un rôle central : c’est lui qui permet la transformation correcte des aliments en nutriments assimilables. Lorsque Agni fonctionne bien, la digestion est complète. Dans le cas contraire, des résidus toxiques appelés Ama s’accumulent dans l’organisme et créent le terrain propice aux maladies.

Les outils thérapeutiques de l’Ayurveda incluent une pharmacopée végétale extrêmement riche, l’utilisation d’épices aux propriétés médicinales, une diététique personnalisée selon la constitution, des massages spécifiques, le yoga, le pranayama (techniques respiratoires) et la méditation. Le Panchakarma constitue une cure de détoxification profonde permettant l’élimination de l’Ama accumulé.

L’Inde a créé un ministère entier dédié aux médecines traditionnelles : le ministère AYUSH (Ayurveda, Yoga, Unani, Siddha, Homéopathie). Plus d’1,4 milliard de personnes bénéficient de ces approches de santé reconnues officiellement par l’État indien.

Max Gerson, le médecin allemand dont nous avons parlé dans la rubrique des penseurs et praticiens de la naturopathie, a développé une thérapie nutritionnelle axée sur la détoxification hépatique profonde. Cette approche rejoint directement le concept ayurvédique d’élimination de l’Ama, les toxines qui encombrent l’organisme.


Les médecines traditionnelles africaines : plantes et communauté

L’Afrique présente une immense diversité de médecines traditionnelles selon les régions : Afrique de l’Ouest, Centrale, de l’Est, Australe. Néanmoins, des principes communs se retrouvent dans toutes ces approches.

Les tradipraticiens africains possèdent une connaissance approfondie des plantes médicinales locales. En 1994, lors d’un séjour au Burkina Faso, un villageois m’avait confié cette phrase qui m’a profondément marquée : « Dans un territoire donné, si une maladie apparaît, il existe toujours une plante dans les environs que Dieu a créée comme remède pour soigner cette maladie. » Cette sagesse révèle une vision profonde de l’harmonie entre l’homme et son environnement naturel.

L’approche africaine est profondément holistique, considérant l’individu dans sa globalité : corps, esprit, communauté, ancêtres. La maladie peut avoir des causes physiques, émotionnelles, relationnelles ou spirituelles. Le guérisseur diagnostique par l’écoute attentive, l’observation fine, parfois aussi par le rêve. Les traitements combinent plantes en décoction, cataplasmes, scarifications, et rituels de guérison communautaires qui réintègrent la personne malade dans son tissu social.

J’ai vécu personnellement l’efficacité de cette médecine. En 1994, au Burkina Faso, j’ai contracté le paludisme. L’hôpital m’a administré une injection de quinine. Deux semaines plus tard, le paludisme est revenu. Retournée à l’hôpital, on m’a renvoyée chez moi en m’expliquant qu’on ne pouvait pas faire d’injections de quinine trop rapprochées dans le temps. De voyage dans l’ouest du pays, je suis arrivée en larmes chez des amis burkinabés, avec la fièvre et les douleurs caractéristiques du paludisme. Ces amis sont alors allés chez un guérisseur local avec Christophe, mon mari. Ils m’ont rapporté des écorces d’un arbre en me disant de me doucher avec la décoction. Immédiatement après cette douche, j’ai senti une détente et un soulagement profonds dans mon corps, qui m’ont permis de dormir paisiblement. À mon réveil, j’ai redemandé à pouvoir me doucher avec ce remède miracle. J’ai continué pendant quelques jours, ce qui m’a totalement guérie. Cette expérience m’a enseigné à l’âge de 23 ans que les plantes médicinales pouvaient avoir un pouvoir supérieur aux médicaments chimiques de la médecine conventionnelle.

Aujourd’hui, 80% de la population africaine a recours en premier lieu aux médecines traditionnelles. L’Organisation Mondiale de la Santé reconnaît officiellement leur rôle à travers sa Stratégie pour la Médecine Traditionnelle 2014-2023.

Mirko Beljanski, le chercheur dont nous avons parlé dans nos articles précédents, a travaillé sur les extraits végétaux pour accompagner les malades du cancer. Ses recherches rejoignent la pharmacopée africaine ancestrale basée sur les plantes locales.


La médecine traditionnelle russe : le corps se régénère dans de bonnes conditions

La tradition des sanatoriums russes, développée au XIXe siècle et poursuivie tout au long du XXe siècle, repose sur une compréhension profonde : le corps possède des capacités extraordinaires de régénération, pour autant qu’on lui en offre les conditions favorables.

Ces conditions incluent les cures thermales, l’hydrothérapie sous toutes ses formes, le jeûne thérapeutique (tradition orthodoxe intégrée ensuite par la médecine soviétique), les bains russes ou banya pour l’élimination des toxines par la chaleur et la sudation, les lavements intestinaux, et la phytothérapie traditionnelle utilisant les écorces de bouleau, les baies et les plantes des forêts.

Le principe fondamental reste constant : le corps sait se guérir lui-même. Il suffit de lui offrir le repos, la chaleur, l’eau pure, l’air pur, le jeûne pour activer l’autophagie, et les plantes appropriées. Cette approche a été intégrée au système de santé soviétique puis russe, et continue d’être pratiquée largement aujourd’hui.

Yoshinori Ohsumi, prix Nobel de médecine 2016 pour sa découverte du mécanisme de l’autophagie, a confirmé scientifiquement ce que les Russes pratiquaient empiriquement depuis des siècles : le jeûne active un processus cellulaire d’auto-nettoyage qui élimine les composants défectueux et régénère les tissus.


Les savoirs indigènes d’Amérique Latine : Pachamama et équilibre

La médecine andine, pratiquée en Bolivie, au Pérou, en Équateur et en Colombie, s’articule autour du concept de Pachamama, la Terre-Mère. Tout est interconnecté dans cette vision du monde. La santé humaine demeure intimement liée à l’équilibre avec la nature.

Les plantes sacrées et médicinales occupent une place centrale : la coca pour l’altitude et l’énergie, le quinoa pour la nutrition, la maca pour la vitalité, la muña pour la digestion, et des centaines d’autres plantes aux propriétés spécifiques. Les chamanes, curanderos et kallawaya sont les gardiens de savoirs empiriques transmis oralement de génération en génération, combinant approches énergétiques et spirituelles avec des traitements physiques concrets.

En Bolivie, la Constitution de 2009 reconnaît officiellement ces médecines traditionnelles. L’article 42 stipule que « la loi réglementera la pratique de la médecine traditionnelle et garantira la qualité de ses prestations. » Cette reconnaissance constitutionnelle reflète une compréhension profonde : ces médecines fonctionnent et répondent aux besoins de santé de la population.

J’ai pu observer directement l’efficacité de ces approches. Une de mes voisines quechuas, âgée de 36 ans et mère de cinq enfants, avait été diagnostiquée avec des pierres dans la vésicule biliaire. L’hôpital lui recommandait l’ablation, une opération qui lui aurait coûté 5000 bolivianos. Refusant de dépenser une telle somme et de perdre un de ses organes vitaux, elle a préféré consulter un thérapeute naturel. Il lui a recommandé de suivre une diète stricte de fruits et légumes crus avec des tisanes de plantes dépuratives. Elle a suivi rigoureusement ses recommandations et a vu sortir les pierres dans ses selles au bout de trois semaines. Elle a ainsi résolu ce problème qui n’est jamais revenu. Sept ans plus tard, elle est en pleine santé et a eu un sixième enfant.

Pour les Quechuas agriculteurs, ce qui compte, c’est le résultat concret, pas la théorie abstraite. Ils sont plutôt méfiants envers l’hôpital et très ouverts aux approches naturelles, qu’ils trouvent plus simples, rapides, efficaces et bon marché.

Weston A. Price, le dentiste américain qui a étudié les peuples sans cancer dans les années 1930, a documenté comment les modes de vie traditionnels andins préservaient une santé remarquable. Ses travaux rejoignent l’observation que j’ai pu faire durant toutes ces années passées en Bolivie.


2. Quand des scientifiques modernes redécouvrent des sagesses anciennes

Au XXe siècle, des chercheurs rigoureux ont entrepris d’étudier scientifiquement les mécanismes du cancer et de la guérison de cette maladie effrayante et énigmatique. Armés de microscopes, d’outils de mesure et de méthodes expérimentales rigoureuses, ils ont fait des découvertes remarquables. Ce qu’ils ont trouvé converge de manière fascinante avec ce que les médecines traditionnelles enseignaient depuis des millénaires : la notion de terrain, l’équilibre, la détoxification, l’importance d’une alimentation saine, les bénéfices du jeûne et le lien intrinsèque entre le corps et l’esprit. Nous allons voir ici comment ces pionniers ont redécouvert, chacun à sa manière, les principes fondamentaux universels de la santé naturelle.


Claude Bernard et le terrain biologique

Claude Bernard, physiologiste français du XIXe siècle, a formulé un principe qui résume parfaitement la vision des médecines traditionnelles : « Le microbe n’est rien, le terrain est tout. » Le terrain désigne l’état global du corps : son immunité, son métabolisme, ses équilibres internes. Un terrain sain ne développe pas de maladie, car le corps dispose des ressources nécessaires pour maintenir son homéostasie.

Cette vision rejoint exactement toutes les médecines traditionnelles qui, depuis des millénaires, insistent sur l’importance de cultiver un terrain favorable à la santé plutôt que de faire la guerre aux symptômes. L’ironie de l’histoire veut que Bernard soit occidental et scientifique, mais qu’il ait redécouvert ce que le monde entier savait déjà par l’expérience.

Nous renvoyons le lecteur à l’article que nous lui consacrons dans la rubrique 1-08 – Penseurs et praticiens de la naturopathie, où nous développons plus amplement ses contributions.


Otto Warburg et le métabolisme cellulaire

Otto Warburg a reçu le prix Nobel de médecine en 1931 pour sa découverte fondamentale : les cellules cancéreuses possèdent un métabolisme perturbé. Au lieu de la respiration aérobie normale, elles pratiquent une fermentation anaérobie, même en présence d’oxygène. Sa conclusion était claire : restaurer le métabolisme cellulaire constitue la clé pour éliminer le cancer.

Cette vision rejoint directement l’Ayurveda avec son concept d’Agni, le feu métabolique qui doit fonctionner correctement pour maintenir la santé. Elle rejoint également la Médecine Traditionnelle Chinoise avec le Qi, l’énergie qui doit circuler librement. Elle rejoint toutes les traditions qui parlent d’équilibre et de restauration des fonctions naturelles.

La science confirme ainsi ce que l’intuition millénaire avait compris : le cancer n’est pas un ennemi extérieur qu’il faut combattre, mais un déséquilibre interne qu’il faut corriger.

Louis-Claude Vincent et la bioélectronique

Louis-Claude Vincent, ingénieur français du XXe siècle, a développé la bioélectronique : la mesure des paramètres bioélectriques du terrain (pH, rH2, résistivité). Ses travaux ont montré qu’un terrain équilibré correspond à la santé, tandis qu’un terrain déséquilibré favorise les maladies chroniques et le cancer.

Cette approche scientifique donne des chiffres précis à ce que toutes les médecines traditionnelles observaient qualitativement depuis toujours : l’importance de l’équilibre. Vincent a simplement créé des outils de mesure pour quantifier ce que les praticiens traditionnels percevaient par l’observation, le pouls, la langue, l’énergie du patient.


Max Gerson et la détoxification

Max Gerson, médecin allemand du XXe siècle, a développé une thérapie nutritionnelle centrée sur la détoxification hépatique profonde. Son protocole inclut des jus de légumes frais en grande quantité et des lavements au café pour stimuler l’élimination des toxines par le foie et les intestins.

Cette approche rejoint directement le concept d’Ama dans l’Ayurveda, ces toxines qui doivent être éliminées par le Panchakarma. Elle rejoint les cures de détoxification russes pratiquées dans les sanatoriums. Elle rejoint les plantes dépuratives utilisées par les tradipraticiens africains pour nettoyer l’organisme.

La science moderne valide ce que les traditions pratiquaient depuis toujours : l’élimination des déchets toxiques constitue une condition fondamentale de la santé et de la guérison.


André Gernez et la prévention active

André Gernez, médecin français du XXe siècle, a développé une théorie selon laquelle le cancer se forme à partir de micro-tumeurs. Sa proposition : une prévention active par des méthodes simples comme le jeûne court, une nutrition appropriée et une hygiène de vie rigoureuse.

Cette vision rejoint toutes les médecines traditionnelles qui ont toujours été axées sur la prévention plutôt que sur le traitement d’urgence. L’hygiène de vie, l’alimentation, le rythme circadien, l’activité physique, la gestion des émotions : ces éléments constituent la base de toutes les traditions de santé depuis des millénaires.

La science découvre l’importance de la prévention… pratiquée empiriquement depuis la nuit des temps.


Geerd Hamer et les conflits biologiques

Geerd Hamer, médecin allemand du XXe siècle, a développé la Médecine Nouvelle Germanique, montrant le lien entre les chocs émotionnels non résolus et l’apparition du cancer. Selon ses travaux, chaque type de cancer correspondrait à un conflit biologique spécifique vécu de manière intense et isolée.

Cette dimension psychosomatique rejoint toutes les médecines traditionnelles qui ont toujours considéré l’aspect émotionnel et spirituel de la maladie. L’Ayurveda prend en compte les émotions dans le déséquilibre des doshas. La Médecine Traditionnelle Chinoise reconnaît l’impact des émotions sur la circulation du Qi. Les médecines africaines identifient souvent des causes relationnelles ou émotionnelles aux maladies.

La science reconnaît enfin le lien corps-esprit… enseigné partout depuis toujours.


Yoshinori Ohsumi et l’autophagie

Yoshinori Ohsumi a reçu le prix Nobel de médecine en 2016 pour sa découverte du mécanisme de l’autophagie : ce processus d’auto-nettoyage cellulaire par lequel les cellules recyclent leurs composants défectueux. L’autophagie s’active particulièrement lors du jeûne.

Cette découverte scientifique valide le jeûne thérapeutique pratiqué depuis des siècles en Russie, dans les traditions orthodoxes, dans l’Islam avec le Ramadan, dans l’hindouisme, dans le bouddhisme. Toutes ces traditions avaient compris empiriquement que le jeûne permettait au corps de se nettoyer et de se régénérer.

La science prouve enfin ce que les religions et les traditions savaient par l’observation et l’expérience.


Synthèse de la convergence

Tous ces scientifiques, avec leurs microscopes, leurs mesures précises, leurs publications et leurs prix Nobel, ont redécouvert ce que l’humanité savait déjà par l’observation empirique millénaire. Le terrain, l’équilibre, la détoxification, l’alimentation vivante, le jeûne, la dimension émotionnelle : tous ces éléments se retrouvent dans les traditions ancestrales.

Ce n’est pas un hasard. C’est la confirmation scientifique de sagesses éprouvées par des millénaires de pratique. Ces scientifiques ne sont pas des « alternatifs farfelus » comme on voudrait parfois le faire croire. Ce sont des chercheurs rigoureux qui ont eu le courage de regarder au-delà du paradigme dominant de leur époque.

Et ce qu’ils ont trouvé converge remarquablement avec les traditions du monde entier. Cette convergence ne peut être le fruit du hasard : elle révèle des lois fondamentales du vivant, que les traditions avaient découvertes par l’expérience et que la science confirme par l’expérimentation.


3. La rupture du XXe siècle : quand combattre a remplacé guérir
Le contexte historique : guerres et révolution industrielle

La fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle ont été marqués par des bouleversements considérables. Deux guerres mondiales (1914-1918, 1939-1945) ont dévasté l’Europe. La révolution industrielle a provoqué une urbanisation massive. L’hygiène urbaine défaillante favorisait la propagation de maladies infectieuses.

Des découvertes importantes ont émergé dans ce contexte : l’anesthésie, l’antisepsie, la chirurgie d’urgence. Face aux épidémies et aux traumatismes de guerre, un besoin légitime de solutions rapides et efficaces s’est fait sentir. L’émergence de la chimie moderne et de la pharmacologie a offert de nouvelles perspectives.

Ce contexte particulier a créé un terrain favorable à une médecine d’intervention agressive, axée sur l’urgence et la rapidité d’action. Cette orientation n’était pas illégitime en soi : elle répondait à des besoins réels dans des situations spécifiques. Le problème est survenu lorsque ce modèle d’urgence a été généralisé à toutes les situations de santé, y compris les maladies chroniques.


Pasteur vs Béchamp : le choix d’un paradigme

À la fin du XIXe siècle, un débat scientifique intense a opposé Louis Pasteur et Antoine Béchamp. Pasteur défendait la théorie du germe comme cause unique de la maladie. Béchamp insistait sur l’importance du terrain biologique comme facteur déterminant.

En réalité, les deux avaient partiellement raison : le germe joue un rôle, mais le terrain détermine si ce germe pourra ou non provoquer la maladie. Un terrain sain résiste aux infections ; un terrain affaibli y succombe. Pasteur lui-même aurait reconnu sur son lit de mort : « Béchamp avait raison, le terrain est tout. »

Mais Pasteur a « gagné » le débat, non sur le plan scientifique, mais sur les plans médiatique, politique et surtout financier. Pourquoi ? Parce que sa théorie permettait des applications industrielles : vaccins, sérums, médicaments brevetables. Béchamp, lui, n’offrait pas de produits commercialisables. Améliorer le terrain implique une hygiène de vie, une nutrition appropriée, du repos, de l’exercice : des éléments qu’on ne peut ni breveter ni vendre.

Cette victoire de Pasteur a orienté la médecine vers une nouvelle vision : la maladie comme ennemi extérieur à éliminer. Béchamp a été effacé de l’histoire officielle, et avec lui, la compréhension millénaire du terrain.


Le rapport Flexner (1910) : normalisation et exclusion

En 1910, Abraham Flexner, un éducateur qui n’était pas médecin, a rédigé un rapport sur l’enseignement médical aux États-Unis et au Canada. Ce rapport avait été commandé par la Fondation Carnegie, financée en grande partie par John D. Rockefeller, le magnat du pétrole qui investissait massivement dans la pétrochimie et la pharmacie naissante.

L’objectif affiché du rapport était d’améliorer la qualité de l’enseignement médical. La conséquence réelle a été la fermeture massive d’écoles de médecine « non conformes ». Les écoles homéopathiques : fermées. Les écoles naturopathiques : fermées. Les écoles éclectiques utilisant les plantes : fermées ou absorbées. Seules les écoles enseignant la médecine « scientifique » basée sur les médicaments chimiques ont survécu.

Rockefeller a financé massivement les écoles conformes à ce nouveau modèle. L’American Medical Association (AMA) a été créée comme gardienne de ce monopole. L’enseignement médical a été standardisé. Ce modèle américain a ensuite été exporté vers l’Europe et d’autres pays.

Les approches naturelles sont devenues « non scientifiques » par définition institutionnelle. Ce n’était pas un jugement sur la qualité ou l’efficacité, mais un choix économique et politique. Entre 1910 et 1935, plus de la moitié des écoles de médecine américaines ont fermé ou fusionné. De 160 écoles en 1904, il n’en restait que 66 en 1935.

Ce processus a créé une standardisation qui présentait certes des avantages (uniformisation de la formation, critères de compétence vérifiables), mais au prix d’une exclusion systématique de toutes les approches ne reposant pas sur les médicaments chimiques brevetables.


Le vocabulaire de la guerre : un changement radical

Avec les deux guerres mondiales, le vocabulaire médical s’est transformé radicalement. Un vocabulaire militaire a été importé en médecine : combattre la maladie, lutter contre le cancer, détruire les microbes, éliminer les cellules, tuer les bactéries, armes thérapeutiques. La chimiothérapie est devenue une « arme chimique », la radiothérapie un « bombardement ». Les antibiotiques signifient littéralement « contre la vie ».

La maladie est devenue un terrible ennemi redouté. Le corps s’est transformé en champ de bataille. Le médecin est devenu un guerrier, et le patient aussi. Les enfants cancéreux sont souvent qualifiés de « courageux petits guerriers ».

Cette vision est totalement absente des médecines traditionnelles millénaires. Aucune médecine traditionnelle ne parle de « guerre ». Toutes parlent d’harmonie, d’équilibre, de restauration, de régénération. Le vocabulaire révèle la philosophie sous-jacente.

Cette perspective guerrière constitue une aberration philosophique : faire la guerre à soi-même ! Le cancer n’est pas un envahisseur extérieur. Ce sont nos propres cellules qui se déséquilibrent en tentant de survivre dans un contexte devenu hautement toxique et hostile à la vie. Leur faire la guerre, c’est se faire la guerre à soi-même.


Efficacité dans l’urgence, limites dans la chronicité

Soyons justes et équilibrés dans notre analyse. Cette médecine d’intervention a indéniablement sauvé des vies. La chirurgie d’urgence permet de traiter les accidents, les appendicites aiguës, les césariennes d’urgence. Les antibiotiques ont permis de sauver de nombreuses personnes atteintes d’infections aiguës graves comme les pneumonies ou les septicémies. L’anesthésie a rendu possibles les opérations chirurgicales complexes. Personne ne nie ces avancées importantes.

Mais ce paradigme, efficace pour l’urgence, se révèle inadapté pour les maladies chroniques. Le cancer, le diabète, les maladies cardiovasculaires, les maladies auto-immunes résultent de déséquilibres métaboliques profonds, d’une accumulation de facteurs toxiques, d’un mode de vie inadéquat. Faire la guerre à un déséquilibre n’a aucun sens. Il serait beaucoup plus logique de chercher à restaurer l’équilibre.

C’est exactement ce que les médecines traditionnelles ont toujours fait. Et c’est ce que les scientifiques comme Warburg, Gerson, Gernez, Vincent et tous les autres ont redécouvert : pour les maladies chroniques, il faut cultiver le terrain, pas bombarder les symptômes.


4. Finances et pouvoir : pourquoi le monopole perdure
Une industrie parmi les plus lucratives

Le marché pharmaceutique mondial représente environ 1900 milliards de dollars de chiffre d’affaires annuel (données 2024). Les marges bénéficiaires de cette industrie figurent parmi les plus élevées de tous les secteurs économiques. Les actions pharmaceutiques constituent des valeurs refuges pour les investisseurs.

Ce n’est pas un jugement moral, mais un simple constat économique. Une industrie à but lucratif n’a pas nécessairement les mêmes priorités qu’un système de santé publique. L’objectif d’une entreprise commerciale consiste à maximiser les profits pour ses actionnaires. L’objectif d’un système de santé devrait être de maximiser la santé de la population.

Ces deux objectifs peuvent parfois converger, mais ils peuvent aussi diverger. Lorsqu’un traitement efficace mais non brevetable existe, l’intérêt financier de l’industrie ne coïncide pas avec l’intérêt sanitaire de la population.


Ce qui n’est pas brevetable est structurellement sous-financé

Un médicament chimique synthétique peut être breveté. Le brevet confère un monopole temporaire d’environ 20 ans, permettant de fixer des prix élevés et de garantir un retour sur investissement colossal. Cette perspective de profits considérables crée une incitation massive à investir dans la recherche de nouvelles molécules.

En revanche, une plante ne peut pas être brevetée. Une pratique d’hygiène de vie ne peut pas être brevetée. Un aliment ne peut pas être breveté. Le jeûne ne peut pas être breveté. L’exercice physique ne peut pas être breveté.

Résultat : très peu d’investissement dans l’étude scientifique rigoureuse de ces approches. Pourtant, quand des études indépendantes existent, les résultats sont souvent probants. Valter Longo, par exemple, a obtenu des résultats impressionnants avec le jeûne intermittent dans le cancer. Mais jamais ces approches ne seront validées au même niveau que les médicaments.

Pourquoi ? Parce qu’elles ne peuvent pas financer les études de Phase III nécessaires. Un essai clinique de Phase III coûte des centaines de millions de dollars. Seule l’industrie pharmaceutique possède les ressources pour financer de telles études. Et elle ne finance que ce qui lui rapportera financièrement.

C’est un biais structurel majeur dans la recherche médicale moderne. Ce qui est efficace mais non brevetable reste sous-étudié, donc sous-validé, donc marginalisé, indépendamment de son efficacité réelle.


Conflits d’intérêts documentés

La majeure partie de la recherche médicale est financée par l’industrie pharmaceutique. Les études cliniques sont financées par ceux qui commercialisent les produits testés. Le phénomène du « ghost writing » existe : des articles scientifiques signés par des médecins mais rédigés en réalité par des employés de l’industrie.

Des liens financiers existent entre les experts des agences sanitaires et les laboratoires pharmaceutiques. Ce fait a été documenté par des enquêtes parlementaires et des investigations journalistiques. Le phénomène des « portes tournantes » est bien connu : des dirigeants passent alternativement de l’industrie aux agences de régulation et vice-versa.

Les formations continues des médecins sont largement financées par l’industrie pharmaceutique. Cette situation influence nécessairement les recommandations officielles.

Ces conflits d’intérêts ne relèvent pas de « théories du complot », mais de faits vérifiables et documentés. Des enquêtes du Sénat français, du Parlement européen, du Congrès américain ont mis en lumière ces problématiques. Des livres de médecins lanceurs d’alerte comme Philippe Even ou Irène Frachon en France les ont dénoncés.

La question n’est pas de savoir si ces conflits existent — ils existent de façon avérée —, mais de comprendre comment ils influencent les décisions de santé publique.


La capture réglementaire

Le concept économique de « capture réglementaire » décrit la situation où une industrie influence les organismes censés la réguler. Les Ordres des médecins protègent-ils vraiment les patients, ou protègent-ils le monopole de la profession et le modèle dominant ?

Les lois sur « l’exercice illégal de la médecine » protègent-elles la santé publique, ou créent-elles un marché captif pour l’industrie pharmaceutique ? Dans les pays à monopole, seuls les diplômés du système standardisé peuvent exercer, et à condition de rester dans la ligne de ce système. Sinon, ils courent le risque de se voir exclus et interdits d’exercer, comme cela est arrivé à Hamer, Schaller, Willem et tant d’autres que nous évoquerons dans notre prochain article sur la persécution de ceux qui soignent naturellement le cancer.

Même lorsque d’autres praticiens obtiennent des résultats probants, même lorsque les patients les choisissent librement et en sont satisfaits, le système les exclut au nom de la « protection du public ». Une question légitime se pose : qui est réellement protégé par ces lois ? Le public ou le monopole ?


5. Pour deux-tiers de l’humanité, la pluralité reste la norme
Ces pays ne sont pas en retard, ils ont fait un choix éclairé

Lorsqu’on parle de la Chine, de l’Inde, de la Russie ou de la Bolivie qui préservent la pluralité thérapeutique, une idée reçue occidentale pourrait laisser croire que ces pays seraient « en retard », incapables de former des médecins à l’université, ou trop « traditionalistes » pour adopter la médecine moderne.


C’est exactement l’inverse.

La Chine constitue une puissance scientifique et technologique de premier plan. Elle mène le monde dans de nombreux domaines de recherche fondamentale, domine l’intelligence artificielle, a envoyé des missions spatiales sur la face cachée de la Lune. Ses universités de médecine comptent parmi les meilleures au monde. Pourtant, la Chine a fait le choix délibéré d’intégrer la Médecine Traditionnelle Chinoise dans son système de santé officiel. Ce n’est pas un retard, c’est une sagesse.

L’Inde excelle en mathématiques, en informatique, en ingénierie. Les plus grandes entreprises technologiques mondiales comptent des dirigeants indiens. L’Inde forme des millions d’étudiants dans ses universités de médecine conventionnelle. Pourtant, elle a créé un ministère entier dédié aux médecines traditionnelles (AYUSH). Ce n’est pas une incapacité, c’est un choix éclairé.

La Russie a été une superpuissance spatiale, nucléaire, mathématique. Elle a produit certains des plus grands scientifiques du XXe siècle. Pourtant, elle intègre les sanatoriums, le jeûne thérapeutique, la phytothérapie dans son système de santé. Ce n’est pas de l’ignorance, c’est de l’intelligence pragmatique.

La Bolivie, comme tous les pays du monde, forme des médecins dans ses universités. Pourtant, sa Constitution reconnaît officiellement les médecines traditionnelles et autorise leur pratique libre. Ce n’est pas du laxisme, c’est du respect pour la liberté individuelle et les savoirs ancestraux.

Ces pays ont compris quelque chose d’essentiel : on peut avoir la médecine moderne ET préserver les savoirs traditionnels. On peut former des chirurgiens ET respecter les guérisseurs. On peut avoir des hôpitaux high-tech ET des cliniques de médecine naturelle. Ce n’est pas l’un OU l’autre, c’est l’un ET l’autre.

Ce qui compte au final, ce n’est ni le prestige du diplôme ni la sophistication de la technologie. C’est le bien-être réel des patients. Et sur ce critère, les pays à pluralité thérapeutique obtiennent souvent de meilleurs résultats en santé métabolique, moins de maladies chroniques, et des coûts de santé plus accessibles pour leurs populations.

Si on regarde la carte du monde : la Chine (1,4 milliard d’habitants) intègre officiellement la MTC ; l’Inde (1,4 milliard) reconnaît l’Ayurveda avec son ministère AYUSH ; la Russie (145 millions) intègre sanatoriums, jeûne et phytothérapie ; l’Afrique (1,4 milliard) où 80% de la population utilise les médecines traditionnelles en premier ; l’Amérique Latine (650 millions) où plusieurs pays reconnaissent les médecines traditionnelles ; Cuba (11 millions) où les médecines naturelles font partie du système public. Au total, environ 5 milliards de personnes bénéficient de la liberté thérapeutique, soit les deux tiers de l’humanité.

Face à eux : l’Europe occidentale, les États-Unis, le Canada, l’Australie représentent environ 1 milliard de personnes. Le monopole pharmaceutique est géographiquement minoritaire.


La Bolivie : un exemple constitutionnel

L’État Plurinational de Bolivie, dans sa Constitution de 2009, reconnaît officiellement la pluralité des médecines. L’article 42 stipule : « La loi réglementera la pratique de la médecine traditionnelle et garantira la qualité de ses prestations. » L’article 30 reconnaît parmi les droits des peuples autochtones : « Que leurs connaissances et compétences traditionnelles, leur médecine traditionnelle, leurs langues, leurs rituels, leurs symboles et leurs vêtements soient valorisés, respectés et promus. »

Il n’existe pas en Bolivie de concept d' »exercice illégal de la médecine » tel qu’il existe dans les pays à monopole. Les thérapeutes, quelle que soit leur formation, peuvent exercer. Ils sont jugés sur leurs résultats par les patients eux-mêmes. Ce n’est pas du laxisme, c’est du respect de la liberté individuelle et de la responsabilité personnelle.

Je vis en Bolivie depuis 2009 et suis naturalisée bolivienne. Je vois fonctionner ce système au quotidien. Mes voisins quechuas choisissent naturellement ce qui leur convient selon leurs besoins, leurs moyens et leurs résultats.


Témoignages concrets boliviens

Ma voisine quechua que j’ai mentionnée plus haut a vécu une expérience très parlante. Face aux pierres dans sa vésicule biliaire, l’hôpital lui proposait l’ablation pour 5000 bolivianos. Le thérapeute naturel lui a proposé une diète stricte de cru-végétal et des tisanes dépuratives pour environ 100 bolivianos. En trois semaines, les pierres sont sorties naturellement. Sept ans plus tard, elle est en pleine santé avec sa vésicule fonctionnelle et six enfants.

Pour des agriculteurs quechuas pragmatiques, ce qui compte, c’est le résultat concret. L’approche naturelle s’est révélée plus simple, plus rapide, plus efficace et beaucoup moins coûteuse.

Un collègue thérapeute près de chez moi accueille des malades en sessions de dix jours : arthrose, cancer, diabète, obésité. Il enseigne un mode de vie sain basé sur l’alimentation et l’hygiène. Il n’est pas diplômé médecin. Il n’est pas poursuivi. Il exerce ouvertement avec une clientèle fidèle qui obtient des résultats pour ceux qui suivent rigoureusement ses recommandations.

J’ai également rencontré un thérapeute russe, né en Uruguay, qui exerce en Bolivie. Il pratique des massages et des lavements thérapeutiques. Son épouse possède une clinique à Santa Cruz. Ce type d’établissement existe aussi en Russie. La diversité thérapeutique constitue la norme dans ces pays.


Autres exemples mondiaux

En Chine, de nombreux hôpitaux comportent deux ailes : une aile de médecine occidentale et une aile de Médecine Traditionnelle Chinoise. Le patient choisit selon ses besoins et ses préférences.

En Inde, les médecins ayurvédiques sont diplômés d’université, leurs consultations peuvent être remboursées. L’Ayurveda n’est pas considéré comme une médecine de second ordre, mais comme une approche à part entière.

À Cuba, l’intégration des médecines naturelles s’est faite initialement par nécessité à cause du blocus, mais avec un tel succès que le pays maintient cette approche. L’espérance de vie cubaine est comparable à celle des États-Unis, avec un budget santé infiniment inférieur.

Au Mexique, de nombreux praticiens persécutés aux États-Unis ont trouvé refuge. Les cliniques Gerson et d’autres fonctionnent légalement et accueillent des patients du monde entier.

En Afrique, l’Organisation Mondiale de la Santé encourage l’intégration des tradipraticiens dans les systèmes de santé, reconnaissant leur rôle essentiel et leur efficacité.


Que se passe-t-il dans ces pays ?

Il n’y a pas d’épidémies de charlatanisme. Il n’y a pas de catastrophes sanitaires dues aux thérapeutes naturels. Les mauvais praticiens, qu’ils soient naturels ou conventionnels, perdent leur clientèle. Les bons praticiens, qu’ils soient naturels ou conventionnels, prospèrent par le bouche-à-oreille.

La régulation se fait par les résultats, pas par les diplômes. C’est une régulation naturelle, organique, efficace. Elle est aussi plus juste : elle ne privilégie pas ceux qui ont les moyens financiers de payer de longues études coûteuses. Elle privilégie ceux qui obtiennent des résultats concrets pour leurs patients.

Ces pays ne sont ni arriérés ni dangereux. Ils ont fait le choix politique de la liberté et de la pluralité. Et ce choix fonctionne pour des milliards de personnes.


Conclusion : la convergence est la vérité, la rupture est l’exception

Nous avons vu que toutes les médecines traditionnelles millénaires convergent vers une même vision : la santé comme équilibre, l’importance du terrain, la confiance dans les capacités d’auto-guérison du corps. Nous avons vu que les scientifiques modernes les plus rigoureux redécouvrent ces sagesses : Warburg, Vincent, Gerson, Gernez, Hamer, Ohsumi… tous convergent vers la notion de terrain et d’équilibre.

Nous avons vu qu’au XXe siècle, une rupture s’est opérée dans une minorité de pays. Le paradigme « combattre la maladie » a remplacé le principe « guérir le corps ». Cette rupture résulte de facteurs historiques, économiques et politiques, non d’une supériorité scientifique démontrée.

Nous avons vu que les deux tiers de l’humanité continuent de vivre dans la pluralité thérapeutique. Et que cela fonctionne remarquablement bien.

La convergence constitue la vérité. Quand toutes les civilisations millénaires disent la même chose, quand les scientifiques rigoureux redécouvrent la même chose, ce n’est pas un hasard. C’est la réalité du corps humain et de ses lois fondamentales.

La rupture du XXe siècle représente l’exception. Le paradigme « guerre contre la maladie » est récent, géographiquement minoritaire, et philosophiquement discutable. Efficace dans certains contextes d’urgence, il se révèle inadapté pour les maladies chroniques métaboliques comme le cancer.

Occidentale née un 14 juillet, naturalisée bolivienne, mère de onze enfants sur quatre continents, j’ai vécu dans différents systèmes de santé. Ma conviction profonde est que la liberté thérapeutique devrait constituer un droit humain fondamental. Chaque être humain devrait pouvoir choisir l’approche de santé qui lui convient. Ce n’est pas une utopie : c’est déjà la réalité vécue par la majorité du monde.

Mais que se passe-t-il dans les pays à monopole lorsque des scientifiques, des médecins, des praticiens compétents osent proposer des approches convergentes avec les sagesses millénaires ? L’article suivant documente les persécutions qu’ils ont subies. Non pas parce qu’ils étaient incompétents ou dangereux, mais parce qu’ils remettaient en question le monopole établi.


3 coeurs pourpre travaux et ouvrages

Pourpre travaux et ouvrages

« Notre corps est une création divine, merveilleuse et magique qui a été conçue à l’origine pour fonctionner parfaitement et nous permettre de vivre en excellente santé tout au long de notre vie.

Si un cancer survient, ayons l’humilité de reconnaître que notre organisme a pu être soumis à un niveau de stress au-delà de ce qu’il était capable de gérer.

En identifiant avec honnêteté et clarté les causes de cette terrible maladie, il devient possible d’agir directement à la racine du problème avec conscience, intelligence et amour. C’est dans cet esprit qu’on peut choisir d’emprunter le chemin de la guérison naturelle, celui qui consiste à avancer en harmonie avec les lois du vivant pour revenir à l’état de pleine santé qui est notre droit de naissance à chacun. »


Cet article a été écrit par Claire Loiseleur qui est la fondatrice et l’animatrice du centre ¡Viva la Vida!, dont la mission est d’offrir aux enfants cancéreux qui viennent y séjourner une régénération naturelle de leur santé avec tout le respect et l’amour qu’ils méritent.

Pour comprendre ce qu’est le centre ¡Viva la Vida! et comment il fonctionne, je vous invite cordialement à :



Page de couverture du guide de présentation du centre viva la vida

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Par ailleurs, pour aller plus loin et comprendre sur quoi se base le centre ¡Viva la Vida! pour réaliser sa mission au service des enfants atteints par le cancer, je vous invite vivement à :





Voici une liste d’articles passionnants et probants sur les APPROCHES NATURELLES DU CANCER PAR DES SCIENTIFIQUES :



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La chaîne YouTube Centre ¡VIVA LA VIDA! – français présente des vidéos éducatives et de sensibilisation sur le cancer de l’enfant :



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La page Facebook : Le centre Viva la Vida parle du cancer pédiatrique et de la façon dont il est soigné de façon naturelle au centre ¡Viva la Vida! :



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Le groupe Facebook OFFRIR À MON ENFANT CANCÉREUX UNE GUÉRISON NATURELLE est un lieu d’échanges courtois et chaleureux sur le thème de La guérison du cancer pédiatrique par des méthodes naturelles. Il est ouvert à tous les parents dont un enfant est atteint par le cancer et qui sont curieux de découvrir dans quelle mesure les clés de la santé naturelle pourraient permettre de régénérer la santé de leur enfant. L’objectif est de nous entraider mutuellement pour aller de l’avant, au-delà des obstacles qui se présentent à nous, en vue d’offrir aux enfants cancéreux une guérison naturelle avec tout le respect et l’amour qu’ils méritent.


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« Si ton enfant a un cancer, cela signifie que son corps ne parvient plus à résister au niveau de stress auquel il est soumis, en conséquence d’un environnement et d’un mode de vie cancérigènes par définition.

Grâce à la loi de l’homéostasie, son corps est capable de détruire les cellules cancéreuses qu’il a lui-même fabriquées.

Cependant, cela suppose d’opérer des changements radicaux dans sa vie, en choisissant de se diriger vers un environnement et un mode de vie que je qualifie de “cancérifuges”.

Le mot « cancérifuge » n’existe pas dans le dictionnaire. C’est un mot que j’invente et qui pour moi signifie l’inverse de cancérigène.

Cancérigène signifie “favorable à l’apparition du cancer”.

Selon ma définition, “cancérifuge” signifie “favorable à la disparition du cancer”… »


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